En
trente quatre tableaux, d'images originales,
d'affiches, de croquis et d'esquisses,
l'exposition de passage à la Médiathèque
propose une balade au sein de son travail
d'illustrateur d'album ou de films d'animation,
mettant en avant des formes simples, des
grands aplats de couleurs, cernés
de noir. Parfois la matière (gouache,
acrylique) est privilégiée,
parfois l'encre de chine ou de couleur,
l'aquarelle lui sont préférées
ou y sont associées. Le stylo à
bille s'immisce de temps en temps.
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Grégoire
SOLOTAREFF
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Depuis
le succès de Loulou, Grégoire
Solotareff est l'un des auteurs-illustrateurs
les plus populaires auprès
du jeune public. Traduits dans le
monde entier, ses cent-trente ouvrages
sont dans toutes les bibliothèques
et toutes les écoles.
Né
d'un père médecin et
d'une mère peintre et illustratrice,
il exerce d'abord la médecine
avant de revenir au dessin, à
l'illustration et à la peinture.
Sa rencontre avec Alain Le Saux, en
1985, détermine la création
de ses premiers albums pour enfants
qui paraissent à cette époque.
Couleurs
vives et tranchées caractérisent
son oeuvre qui aborde les thèmes
de l'amitié, l'amour, la quête
d'identité, la différence.
Ce goût de la couleur, il le
tire notamment de la fréquentation
des grands peintres comme Matisse,
Gauguin, Picasso ou Van Gogh
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RENCONTRE
AVEC GREGOIRE SOLOTAREFF MARDI 7 JUIN
A 20H
Hervé Joubert-Laurencin sentretiendra
avec Grégoire Solotareff de
son art de conteur par le trait, cest-à-dire
du tout et du rien généraliste
qui compte pour les humains. Le public,
bien sûr, pourra dialoguer.
Public
Adultes et Adolescents - Auditorium
- Entrée libre
->> Plus
d'infos
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BIOGRAPHIE
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En
1953, Henri El Kayem et Olga Solotareff
annoncent la naissance à Alexandrie
(Egypte) de Grégoire deux ans
après Alexis, né, lui,
en Bretagne. Les évènements
politiques de 1960 en Egypte puis
au Liban obligent Henri, Olga et leurs
quatre enfants à revenir dans
la maison familiale de Bretagne en
France. Henri, pédiatre, installe
son cabinet médical et francise
son nom en "Lecaye". À
la maison, Olga fait la classe à
ses enfants qui seront tous fortement
imprégnés par son goût
pour la peinture et la littérature.
Elle leur transmettra ses talents
artistiques multiformes, sa fantaisie,
et son anticonformisme. Dans la bibliothèque
des enfants, on trouvera de nombreux
livres d'art (Memling, Brueghel, Bosch
et autres peintres flamands, pour
n'en citer que quelques uns), des
livres illustrés (les sciences
naturelles de Buffon, les Fables de
La Fontaine illustrées par
Granville, Benjamin Rabier, la collection
Babar de Jean de Brunhoff)...
C'est
en 1965 que Grégoire découvre
l'école, en cinquième,
dans un lycée international
de la région parisienne. Après
des études de médecine
et un stage marquant en pédopsychiatrie,
Grégoire exerce le métier
de médecin généraliste
pendant presque 10 ans. Il retrouve
crayons et peintures à la naissance
de ses enfants Emmanuel et Angélique,
pour lesquels il imagine et illustre
des histoires.
EEn
1985, sa rencontre avec le directeur
artistique et illustrateur Alain Le
Saux est déterminante. Celui-ci
l'encourage à développer
sa passion pour les histoires et l'illustration.
Grégoire Solotareff publie
ses premiers albums pour les tout-petits
chez Hatier puis avec Arthur Hubschmidt,
éditeur et fondateur de L'École
des loisirs.
En
1986, Grégoire Solotareff incite
à son tour Nadja, sa soeur,
et Olga Lecaye, sa mère, à
présenter leurs albums à
L'École des loisirs. Ils créeront
tour à tour des albums individuellement
et en commun.
En
1989 paraît "Loulou"
à l'École des loisirs,
son premier grand succès.
Suivront "Ne m'appelez plus jamais
mon petit lapin", "Mathieu",
"Toi grand et moi petit",
"Un jour, un loup"... et
plus récemment "Adam et
Ève", "Titi à
Paris", toujours à L'École
des loisirs.
En
1994, il crée et prend la direction
de la collection "Loulou et compagnie"
pour les 0-3 ans, à L'École
des loisirs.
En
2006, sort le long métrage
"U". Passionné de
cinéma, Grégoire Solotareff
se lance dans l'aventure du fi lm
d'animation, après l'expérience
de "Loulou et autres loups".
En
2008, il publie l'ouvrage pour petits
et grands "Solotareff imagier"
aux éditions MeMo, à
l'occasion d'une grande exposition
au Centre de l'Illustration de Moulins,
situé dans l'Allier. On y découvre
pour la première fois des photographies
polaroïd de Grégoire Solotareff.
En
2009, à Genève, une
grande exposition lui est consacrée
présentant des esquisses, des
encres d'après nature, des
photographies, des originaux d'albums
et des gravures.
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QUELQUES CITATIONS DE SOLOTAREFF
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" A
sept ou huit ans, lorsque les enfants
quittent le monde de l'enfance, ils ont
envie de représenter la réalité.
A cet âge, le cerveau a atteint une
maturité qui permet de discerner
les choses (...) différemment.
Certains enfants, et il faut les y encourager,
considèrent que le dessin est la
liberté et qu'on peut faire ce qu'on
veut ; le dessin est ce qu'on produit comme
image par rapport à une idée.
D'autres enfants se découragent en
voyant que leur dessin ne ressemble pas
à ce qu'ils voulaient représenter.
L'environnement est très important
à ce moment-là. L'enfant est
encouragé vers la liberté
ou vers la reproduction d'une réalité.
C'est à ce moment que se concrétise
le passage au vrai dessin."
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"
Quand je commence
une histoire, j'ai en tête un univers
que j'ai envie de dessiner, une atmosphère
générale, puis je choisis un
personnage que je dessine, et ensuite, tout
de suite, j'écris l'histoire autour
du personnage principal, à qui il arrive
des aventures humaines. "
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"
Quand on s'occupe
de couleurs, il faut toujours se rappeler
le mot de Picasso (je n'ai jamais vérifié
s'il était exact, mais il aurait très
bien pu le dire et je l'adopte en tout cas)
: quand je n'ai plus de rouge, je prends du
bleu . "
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" Mma technique
évolue en fonction des périodes
de ma vie. Parfois je privilégie la
matière, parfois l'encre, l'aquarelle
ou le noir et blanc. (
)
Mon trait a changé car au fur et à
mesure que l'on travaille, on devient plus
exigeant et on s'attache à des éléments
qui ne se voient pas forcément (
)
Plus on travaille, meilleur on devient. Le
dessin requiert moins d'apprentissage que
la musique, mais demande un état de
grâce qui fait qu'un dessin fonctionne
ou non. C'est fascinant et surprenant. C'est
pourquoi dans mes livres, j'essaie de ne pas
refaire ce que je sais faire. Je recherche
toujours une impression nouvelle pour moi.
"
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